Nicolas récupère à La Corogne après ses trois jours de mer. Retour sur sa première
étape, depuis le ponton de Esprit Voile 50 :
« J'ai super bien dormi cette nuit : douze heures non stop ! J'avais du sommeil en retard... Je n'ai pas dormi la première nuit de course. J'ai pu récupérer un peu le
deuxième jour et un peu pendant la seconde nuit en mer. Sur la fin, je n'ai pas dormi. Nous étions à fond sous spi. En tout, j'ai dû dormir cinq à six heures. »
Option au sud
« Au final, je suis
38e. Je pensais que mon option au sud allait mieux payer. J'ai un petit soucis de vitesse pure avec mon bateau. Il faut que je continue à travailler mes
réglages. Quand je suis parti de Lorient, j'avais deux schémas météo en tête. Soit je coupais la bulle anticyclonique en
direct, au plus court, soit j'essayais de la contourner par l'Est. C'est finalement ce que j'ai fait. J'avais regardé une dernière fois la météo le matin, l'option en dessous de la route directe
et de la bulle me semblait bonne. C'est d'ailleurs par là que sont passés les premiers de cette étape. »
Négocier le front
« J'étais content de mes choix et de ma vitesse jusqu'au deuxième jour, en soirée. La bascule de vent que
j'attendais au sud-ouest a mis du temps à venir. Le vent est plutôt resté ouest à sud-ouest. Il a fallu que je recroise la route directe pour aller chercher le front de la dépression et ne pas me
trouver trop décalé. Il fallait que je croise, coûte que coûte. »
Mer difficile
« Le front est passé pendant la seconde nuit. Le vent est monté à 22-28 noeuds. J'étais au près, sous solent et grand-voile haute. La mer était mauvaise, avec des vagues très croisées.
C'était difficile de faire accélérer le bateau dans ces conditions. Il a plu toute la nuit. L'enfer. C'était comme dans la vidéo sous la douche. J'ai bien fait de m'entraîner...
»
A bloc sous spi !
« La rotation de vent est arrivée au petit matin du troisième jour de course, vers 6 h. J'ai pu envoyer le petit spi, au vent de travers. Le bateau marche bien à cette allure. Puis j'ai
envoyé le grand spi quand cela a commencé à mollir. Nous avons tenu des moyennes hallucinantes : près de 150 milles en douze heures. J'étais par moment à douze noeuds de moyenne. Mais là encore,
j'avais un petit déficit de vitesse par rapport aux meilleurs coureurs. J'espérais terminer dans les trente premiers. Je suis 38e. Je me suis refait en arrivant à La Corogne. J'ai repris quelques
places. Je suis un peu déçu, mais c'était une très belle étape. Nous l'avons faîte à fond ! Il me reste à travailler la vitesse. Il faut que je me concentre là-dessus.
»
Bras de spi explosé
« Le bateau va bien. Aucun problème. Simon et mon père, Michel, l'ont bien rangé ce matin. Il reste quelques petits bobos à panser. J'ai cassé un bras de spi et un peu déchiré le spi. Nous
allons réparer ça. Il va falloir changer le support de la caméra sur le balcon arrière. Je l'ai cassée en tombant dessus, alors que j'allais à l'arrière du bateau voir les
safrans. Je continue à regarder la météo pour la prochaine étape et
me reposer. Tout va bien. Nous repartons de La Corogne mardi. »
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